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Les volailles, des viandes aux multiples atouts nutritionnels

 17  septembre  2018

La volaille, une viande riche en protéines…

Les viandes de poulet et de dinde répondent aux besoins nutritionnels de tous. Elles sont riches en protéines de haute valeur biologique qui contribuent à un gain de la masse musculaire et au maintien d'une ossature normale à tous les âges.Une analyse comparative des teneurs en protéines de différentes viandes a démontré que les viandes de volailles sont les plus riches en protéines. 
En quelques chiffres ?Par exemple, une escalope de 120g de dinde ou de poulet couvre plus de 50% des besoins journaliers en protéines d’un adulte.

… à faible teneur en matières grasses

La dinde et le poulet possèdent la plus faible teneur en matières grasses et en acides gras saturés de toutes les viandes ; leur consommation favorise une amélioration du profil lipidique.  Les acides gras saturés peuvent induire des maladies cardiovasculaires.1,2,3 Dans une étude d’intervention, des individus en hypercholestérolémie suivant une diète faible en lipides incluant quotidiennement 170 g de viande blanche, telle que de la dinde, ont vu leur cholestérol LDL (mauvais cholestérol) diminuer et leur cholestérol HDL (bon cholestérol) augmenter4, la consommation de viande de volaille serait reliée à une diminution des cancers colorectaux5 (contrairement à d’autres types de viandes), effet qui est expliqué par leur faible teneur en matières grasses et en acides gras saturés. De plus, la consommation de viandes blanches ne causerait pas la formation de nitrosamines, composés cancérigènes qui se forment dans l’intestin6.

Source de vitamines et minéraux

La dinde et le poulet sont également riches en vitamines B3 et B6 (toutes deux nécessaires notamment au bon fonctionnement du système nerveux). Le poulet contient la plus grande concentration en vitamine B3 et la dinde la plus grande concentration en vitamine B6 parmi toutes les viandes.

Par ailleurs, les volailles possèdent des concentrations très intéressantes en phosphore (constituant des os) et potassium (nécessaire à la transmission d’impulsions nerveuses). 


En quelques chiffres ?
La consommation de 100g de poulet permet de couvrir 70% des besoins journaliers en vitamines B3.
La consommation de 100g de dinde permet de couvrir 40% des besoins journaliers en vitamines B6.
La consommation de 100g de poulet permet de couvrir 70% des besoins journaliers en phosphore
La consommation de 100g de dinde permet de couvrir 16% des besoins journaliers en potassium.

Et idéale pour les jeunes enfants

Il faut noter également que les viandes de dinde et de poulet sont tout à fait conseillées chez les jeunes enfants pour commencer la diversification alimentaire. N’étant pas un aliment allergène, il s’agira en effet de l’une des premières viandes que pourront consommer les bébés lorsque l’on introduira des aliments solides dans leur alimentation7,8. De plus sa neutralité gustative permet d’être en accord avec leur goût afin de répondre sans difficulté à leurs besoins en protéines.

La volaille, la viande de l’équilibre

Il est nécessaire de veiller aux choix des sources de protéines dans vos assiettes. L’équilibre alimentaire se réalise bien entendu sur la semaine mais des repères de consommation journaliers ont été fixés pour une meilleure compréhension. Ainsi, pour un adulte c’est environ 100 à 150g par jour de produits riches en protéines tels que de la volaille, du poisson, des œufs, de la viande, des charcuteries.

Cependant les volailles étant de très loin les viandes les plus pauvres en matières grasses, leur consommation est à privilégier. Elles ont donc été classées dans une catégorie totalement à part des autres viandes. Il est ainsi tout à fait possible de consommer 100 à 150g par jour de volailles afin de répondre à ses besoins en protéines, alors qu’il est recommandé de ne pas dépasser 70g par jour pour les autres viandes (bœuf, porc, agneau…) et 25g par jour pour les produits de charcuteries.

La consommation de viandes, hors volailles, en excès pourrait en effet à long terme favoriser l'apparition de maladies. En revanche, les volailles comme la dinde ou le poulet sont particulièrement facile à intégrer dans un équilibre alimentaire global puisqu’il s’agit des viandes les moins grasses et les plus riches en protéines.


Dr Christian Recchia
Secrétaire Général du comité Santé à l’institut du cœur

Sources bibliographiques :


1. Ascherio A, Rimm EB, et al. Dietary fat and risk of coronary heart disease in men: cohort follow up study in the United States. BMJ; 1996, 313, 84-90.
2. McGee DL, Reed DM, et al. Ten-year incidence of coronary heart disease in the Honolulu Heart Program: relationship to nutrient intake. Am J Epidemiol., 1984, 119, 667-676
3. Kushi LH, Lew RA, et al. 1985. Diet and 20 year mortality from coronary heart disease. The Ireland-Boston Diet-Heart Study. N Engl J Med., 1985, 312, 811-818.
4. Davidson MH, Hunninghake D, et al. Comparison of the effects of lean red meat vs lean white on serum lipid levels among free-living persons with hypercholesterolemia: a long-term, randomized clinical trial. Arch Intern Med, 1999, 159, 12, 1331-1338.
5. Parnaud G, Corpet, DE. Colorectal cancer : controversial role of meat consumption. Bull Cancer, 1997, 84, 9, 899-911.
6. Bingham SA. High-meat diets and cancer risk. Proc Nutr Soc, 1999, 58, 2, 243-248.
7. Cahen YD, Fritsch R, Wuthrich B. Food allergy with monovalent sensitivity to poultry meat. Clinical and Experimental allergy, 1998, vol 28, 1026-1030.
8. Primeau L, Desmarais F, Bouthillier L. Allergies et intolérances alimentaires. Dans Chagnon Decelles D, Daigneault Gélinas M, Lavallée Côté L et coll. Manuel de nutrition clinique, 3e édition, Montréal, Ordre Professionnel des diététistes du Québec, 1997.